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A son arrivée à l’Université des Montagnes (UdM) le 11 janvier 2016, Mme Kay Westerfield accompagnée par M. Mathias Tchientcheu du service de la Documentation de l’Ambassade des USA, a été chaleureusement accueillie par le Pr Lazare Kaptué, Président de l’UdM. Sans user de la langue de bois, le Pr Kaptué qui fera un bilan négatif de 16 ans de formation de l’anglais à l’UdM, a souhaité que « l’experte américaine nous aide à mettre sur pied un véritable programme d’apprentissage qui fasse de l’UdM un laboratoire de la langue anglaise ».

Diagnostic sans complaisance

Pendant 10 jours de séjour à l’UdM, Mme Kay, consultante en communication envoyée par l’Ambassade des USA, a rencontré les coordonnateurs et enseignants des filières et niveaux, des étudiants et une partie du personnel. A l’issue de ses consultations, une restitution a été faite le 20 janvier 2016 en présence des responsables de l’UdM et de l’Ambassade américaine conduite par Mme Merlyn Schultz, Cultural Affairs Officer qui a effectué le déplacement pour la circonstance.
Le diagnostic que la consultante pose montre qu’à l’UdM, on est globalement au niveau qualifiée, selon une classification, "false biginners", autrement dit au niveau le plus bas de la pratique de la langue anglaise. Bien plus, Mme Kay a constaté une démotivation chez les étudiants qu’elle explique en ces termes : « ils n’ont pas compris l’importance de l’anglais », dira-t-elle. Sans être exhaustive, la consultante a aussi montré un doigt accusateur sur le temps alloué à l’anglais qui est de 15 à 20 heures pour les deux premières années ; il en est de même du contenu des enseignements qui, selon elle, n’est pas approprié.
Ce diagnostic pour le moins préoccupant fonde la nécessité de discuter sur la construction à l’UdM d’un véritable programme d’apprentissage de l’anglais pour les étudiants, le staff administratif et les Facultés. Ainsi, d’un point de vue stratégique, l’experte suggère d’intégrer dans la construction de ce programme, la définition de 5 niveaux d’apprentissage dont le premier serait le niveau « English fondation programme ». En outre, elle propose pour booster l’envie des étudiants à suivre cet apprentissage non seulement de leur délivrer au terme du 1er niveau un certificat, ce qui pourrait selon elle, motiver plus de 75% d’étudiants, mais aussi il serait intéressant de demander que les thèses et autres mémoires soient présentés en anglais.

Relever le défi

Visiblement satisfaits du tableau qui vient d’être présenté, les responsables de l’UdM qui ont religieusement écouté Mme Kay ont rehaussé le niveau des échanges par la qualité de leurs questions, ce qui a enrichi le travail ainsi fait. Mais cet auditoire a été davantage satisfait lorsque Mme Merlyn Schultz, Cultural Affairs Officer de l’Ambassade des USA, a annoncé solennellement la décision de l’Etat américain de retenir l’UdM parmi les quelques 6 institution universitaires africaines qui bénéficieront d’un appui financier des Américains dans leurs programme de formation en langue anglaise.
Au bout du compte, il serait souhaitable que cette graine de perfectionnement de l’enseignement de la langue de Shakespeare qui a été semée à l’UdM soit arrosée afin que les fruits de la réussite tiennent dans quelques années les promesses des fleurs