visite des rois d'afrique à l'UdM

DES-CHEFS-TRADITIONNELS-A-L-ECOLE-DES-CHANGEMENTS-CLIMATIQUES-A-L-UdM

Le vendredi 6 octobre 2017, l’Université des Montagnes (UdM) a servi de cadre à une palabre africaine sur le thème « émergence de l’Afrique et défi du changement climatique ». Organisée à l’intention des chefs traditionnels africains et de la jeunesse udémoise par l’ONG Esperanza-CADE avec l’appui logistique de la Fondation Konrad Adenauer Stifftung, cette rencontre visait à tirer la sonnette d’alarme sur la nécessité de conjuguer les efforts afin de préserver  notre planète.

Le campus de Banekane, lieu de rencontre entre le ciel et la terre (dixit le Minesup) brillait de mille feux cet après-midi du 6 octobre. Et pour cause, la présence très remarquée d’une délégation des gardiens des traditions africaines venus de 6 pays, à savoir le Gabon, le Congo, le Benin, la RD Congo, le Nigéria, le Botswana et bien sûr le Cameroun.

A leur arrivée sur ce campus qui a déjà des allures futuristes, la délégation hôte constituée de plus de 20 chefs traditionnels, des représentants de la Fondation Konrad Adenaeur et de Mme Espérance Fezeu, initiatrice de la visite,  a été accueillie par le Pr Lazare Kaptué, Président de l’UdM, accompagné de ses plus proches collaborateurs.

Dans l’amphi A102, pas moins de 300 étudiants et autres enseignants brûlent d’impatience d’écouter les orateurs du jour. Deux temps forts ont ponctué la rencontre : les allocutions et l’exposé sur la problématique du changement climatique.

Conflit de générations

A propos des allocutions, l’auditoire a écouté 3 intervenants : le Pr Kaptué, en sa qualité de Président de l’institution qui accueil a souhaité la bienvenue à ses hôtes : « nous sommes fiers du rôle prépondérant que vous affichez de plus en plus comme garant du devenir de nos peuples en perdition du fait du développement effréné de la science sans conscience », a-t-il dit avant de souhaiter que ce deuxième séjour de leurs Majestés à l’UdM soit « une onction donnée pour booster» l’envol de la filière Promotion du patrimoine culturel et management du tourisme dont ils sont « des interlocuteurs de première ligne ». Pour terminer, le Président de l’UdM n’a pas loupé l’occasion pour rafraichir la mémoire de ces chefs sur l’histoire de l’institution. Quant à la présidente de la Mutuelle, Marcelle  Ndong Amougou, elle a exprimé le sentiment de fierté qui anime les étudiants de l’UdM au moment où ils reçoivent les Rois d’Afrique. La présence de ces hôtes de marque est une occasion rêvée, dira-t-elle, de pouvoir soulever des questions qui taraudent leur esprit à l’instar de la problématique de la pérennisation de nos traditions et surtout celle du conflit de générations. Pour donner le ton des échanges, elle a estimé que « devant certaines traditions figées et dogmatiques, la jeunesse reste (…) choquée», du fait des pratiques telles que les rites de veuvage, le coût élevé de la dot, conclura-t-elle.visite des rois d'afrique à l'UdM

Engagement collectif

Ce message n’est certainement pas tombé dans les oreilles de sourds puisque le porte-parole des chefs d’Afrique, Sa Majesté Dada Hounon Nouna II du Bénin, chef spirituel suprême du Vodou, a rassuré leurs interlocuteurs sur l’encadrement de la jeunesse par les gardiens des traditions. Au sujet de la Protection du patrimoine culturel, il a salué l’initiative de l’UdM d’avoir pensé à la création de cette filière. « Cette coopération ne sera pas un feu de paille mais plutôt un feu de bois », martèlera-t-il pour montrer la pérennité de leur engagement devant la communauté universitaire des Montagnes.  Le Pr Hopel, représentant de la Fondation Konrad Adenaeur, présente dans 120 pays dont 13 en Afrique avec siège à Yaoundé, a dit leur engagement inconditionnel accompagner tous ceux qui œuvrent pour une planète non polluée que nous devons léguer à nos enfants.

Le deuxième temps fort de la rencontre aura été l’exposé sur le thème de l’« Emergence et le défi du changement climatique ». Les 3 experts qui se sont succédé à la tribune, ont démontré que notre planète est menacée voire dégradée, la responsabilité de cette dégradation incombant aux acteurs comme les chefferies, ce contre quoi, les rois présents se sont défendus en faisant valoir la place des forêts sacrées qui constituent des exemples de conservation de la nature et de sa biodiversité. Comme on peut le constater, les débats étaient houleux et l’engagement a été pris par les différentes parties d’être des acteurs de la protection de la planète.

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