Séminaire pédagogique 2017

Placé sous la présidence du Pr Lazare Kaptué et la coordination du Pr Jeanne Ngogang, le séminaire organisé à Banekane les 14 et 15 mars 2017, visait à renforcer les compétences des jeunes enseignants de l’UdM en pédagogie universitaire.

L’acquisition du statut d’enseignant d’université n’est généralement pas subordonnée à une quelconque formation en pédagogie. Dans beaucoup de cas, seuls les diplômes du second cycle universitaire suffisent pour dispenser le savoir au niveau de l’enseignement supérieur.  Mais aujourd’hui, l’arrimage au système Licence-Master-Doctorat (LMD) impose aux institutions universitaires des exigences de performances dans la transmission du savoir. D’où la nécessité d’un encadrement permanent des enseignants juniors par les séniors ayant, au fil des ans, accumulé une expérience pédagogique suffisante pour faciliter la transmission de ce savoir.

Une tradition à l’UdM

Pour l’avoir ainsi compris, l’Université des Montagnes (UdM) organise depuis 10 ans déjà, un séminaire pédagogique à l’intention de ses enseignants qui ont encore à apprendre de la pédagogie de l’enseignement. Cette année, cet atelier s’est tenue dans la salle A 104 du campus de Banekane les 14 et 15 mars 2017 en présence de 75 participants, tous des enseignants de l’UdM issus de 3 établissements, à savoir l’institut supérieur des sciences de la santé (ISSS), l’institut supérieur des sciences et de technologie (ISST) et l’institut d’études africaines, des sciences sociales et de management (IEASSM).

A l’ouverture ce 14 mars, le Pr Lazare Kaptué a saisi cette occasion pour non seulement rappeler le caractère obligatoire d’un tel atelier qui se tient chaque année et ce, depuis 10 ans, mais aussi rassurer les jeunes enseignants de leurs disponibilité à partager leur expérience avec eux : « nous sommes là pour encadrer les jeunes que vous êtes », parce qu’en le faisant, devait-il poursuivre : « nous assurons à travers vos prestations pédagogiques la satisfaction des étudiants que nous encadrons », avant de conclure que « cet exercice n’est pas futile mais utile pour nous-mêmes et pour les étudiants».

Séminaire pédagogique

Pour sa part, la vice-présidente de l’UdM, le  Pr Jeanne Ngogang avait fixé le cap des 2 jours des travaux en des termes simples : « Donner les bonnes pratiques pédagogiques aux jeunes enseignants » : raison pour laquelle les animateurs de cet atelier soient des enseignants de rang magistral à l’instar des Professeurs Robert Leke, doyen de l’ISSS, François Mkankam, doyen de l’ISST, François Wamon, Kaba Kourouma, etc., comme on peut le constater, lses facilitateurs sont tous des ressources internes pétries d‘expériences avérées.

Exposés convaincants

Le Dr Michel Foaleng, expert en question de pédagogie, a présenté de manière synthétique le séminaire. Ainsi, avait-on retenu que pendant 2 jours, l’accent devait être mis sur les théories d’apprentissage, les outils pédagogiques, les méthodes d’enseignement, la confection des Powerpoint et des questions à choix multiples (QCM). Pour ce faire, les facilitateurs allaient utiliser comme méthodes de travail, une pédagogie active et participative, des exposés illustratifs et des travaux de groupes avec au bout du compte, l’espoir que les compétences seront renforcées et l’offre pédagogique améliorée.

La 1ère journée, celle de lundi 14 mars, les participants avaient suivi 5 exposés et participé à des travaux en groupes. Le Pr Robert Leke qui traîne derrière une carrière de plus de 30 ans, avait pris la parole le premier pour introduire la pédagogie universitaire. S’appuyant sur l’expérience de l’Afrique de l’Ouest dont il est originaire, le Pr Kaba Kourouma, vice doyen chargé de la filière Pharmacie, avait fait un exposé illustré et surtout interactif sur les méthodes d’enseignement tandis que le Pr François Mkamkan, fort de son expérience, avait démontré comment stimuler l’apprentissage chez l’étudiant. Dans l’après-midi,  le Pr François Wamon, vice doyen à l’ISST avait donné à l’auditoire les outils pédagogiques. Avant la fin de la journée, des groupes de travail en ateliers avaient péroré sur le sujet de l’« identification de méthodes d’enseignement » aussi bien en sciences fondamentales qu’en sciences cliniques et même en sciences de l’ingénieur.

Le lendemain mardi 15 mars, les travaux en groupes avaient continué. Les participants avaient tablé sous l’encadrement des Professeurs Leke, Wamon, Kourouma, Facho et Kamanyi, sur la conception/révision d’un powerpoint et la conception des QCM. A chaque fois, les travaux en commission étaient restitués en plénière.

Résolutions et révolution

Préparé par le service de la recherche et formation, ce séminaire qui avait mis au centre des préoccupations la formation des formateurs certes, mais surtout la satisfaction de l’apprenant, a débouché sur les résolutions suivantes :

  1. Désormais, il y aura 2 séminaires pédagogiques par an ;
  2. Un calendrier comportant un programme de formation sera élaboré ;
  3. La participation aux séminaires pédagogiques est obligatoire pour tous les enseignants permanents ;
  4. Les enseignants de rang magistral ont obligation de suivre/superviser le travail pédagogique des enseignants ;
  5. Les jeunes enseignants ont obligation de faire valider les enseignements par le chef de département avant dispensation
  6. Thèmes du prochain séminaire :
  • Elaboration du syllabus du cours
  • Planification d’un cours

Avec la satisfaction visible sur les visages des participants, rendez-vous avait été pris pour le mois de septembre 2017 dans l’espoir que d’ici là, les premiers acquis de cet autre atelier seraient déjà perceptibles.

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