APPAREIL IMAGIE MEDICALE MINIATURISE UdM

Dans le cadre de la réalisation des projets de fin d’études, un étudiant de la filière Imagerie Médicale (IMG) de l’Université des Montagnes (UdM) vient de faire preuve de génie en innovation technologique en mettant sur pied un appareil miniaturisé de radiographie médicale.

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années. Toutes proportions gardées, cet adage populaire bien connu peut être appliqué au cas de l’étudiant Ngandjio Ngandjio Wilfried qui vient de réaliser ce que l’on peut qualifier de prouesse technologique.

En effet, à la faveur des soutenances de fin de formation organisées il y a quelques semaines au campus de Banekane, ce jeune de 24 ans a soumis à l’appréciation d’un jury, son projet qu’il a lui-même baptisé la "Ndemen Apprentissage Radiographie Conventionnelle" (NARC). Il s’agit d’un appareil de radiographie miniaturisé ayant les mêmes parties et les mêmes fonctionnalités que ceux qu’on trouve dans les hôpitaux, à la différence que la NARC  n’émet pas de rayonnements. D’après ce candidat, la raison l’ayant poussé à réaliser ce projet est simple : il s’agissait de permettre à ses camarades étudiants de la filière Imagerie Médicale de pouvoir toucher du doigt les réalités du fonctionnement et de l’utilisation des appareils de radiographie. Autrement dit, pendant leur formation, ils n’auront pas forcément besoin d’aller dans un hôpital pour apprendre à utiliser cet appareil qui peut être désormais mis à la disposition des Etablissements formateurs et même des établissements hospitaliers disposant d’un service de radiologie.  

En regardant le fonctionnement de l’appareil présenté lors de cette soutenance, on se rend bien compte que la NARC est composée d’un pupitre de commande, d’un statif vertical et d’un tube à rayonnement X. Par ailleurs, elle respecte toutes les distances foyers-films, exactement comme un appareil de radiographie de taille normale. Bien plus, son pupitre est constitué des Kilovoltages (Kv), des MultiAmpères secondes (MAS), d’un bouton pour chauffer les électrons, etc. Enfin, cet outil pédagogique a la capacité d’émettre tous les sons et vibrations au même titre que les pupitres des commandes normales. Comme on peut le constater, outre son utilisation lors des travaux pratiques, l’appareil qui n’émet aucune irradiation est facilement démontable, transportable et coûte moins cher.

Tradition établie à l’UdM

Le jeune Wilfried qui n’avait au préalable eu aucune formation ni en technologie ni en maintenance dit avoir réalisé son projet pendant 5 mois avec les moyens de bord et cela, sous l’encadrement académique du Dr Foutse Momo, enseignant à la Faculté des Sciences et de Technologie (FST) de l’Université des Montagnes. Ambitieux, ce licencié en Imagerie Médicale qui souhaite avoir plus de ressources pour pouvoir réaliser son projet à l’échelle industrielle, a déjà sollicité une inscription en Instrumentation Biomédicale de la FST pour y poursuivre une formation en ingénierie. En attendant, M. Wilfried Ngandjio Ngandjio qui compte aller le plus loin possible dans son innovation, a déjà exposé son projet au Carrefour Métiers et à la bourse de l’emploi organisé les 17 et 18 décembre 2018 à Bafoussam. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la NARC avait été très appréciée par les autorités de la région et avait fait pendant les 2 jours d’exposition, l’objet d’une grande attraction des visiteurs dans le stand de l’UdM.

CA titre de rappel, ce n’est pas la première fois qu’un étudiant de l’UdM se distingue de la sorte. On se souvient de deux étudiants de la FST intitulé «Intelligent Walking Stick for the Elderly Population», soumis à la compétition de UBORA Design 2018 et qui, en juin dernier, avait été classée deuxième mondiale sur 79 projets, après celui de Colorado State University aux USA. Avant eux, il y a de nombreux autres étudiants qui ont réalisé des projets de fin de formation innovants, à l’instar d’un concentrateur tri-gas qui a fait l’objet d’un reportage spécial à la Crtv, de ces couveuses néonatales et éclosoirs faits à partir des matériaux locaux de récupération, etc. On n’oublie pas les produits galéniques que les étudiants en Pharmacie fabriquent.

Comme on peut le constater, la NARC s’inscrit donc dans une tradition bien établie à l’UdM, celle de former des jeunes capables d’innover et de révolutionner dans leur domaine de compétence. Reste à souhaiter que tous ces génies soient capitalisés pour le bien de la société.